La Géobiologie « Hygiène de l’environnement »

— La Géobiologie « Hygiène de l’environnement »

Où se situe la géobiologie dans le milieu professionnel ?

Depuis les débuts de la géobiologie en France sa place est incertaine dans le paysage socioprofessionnel. Elle navigue au fil de l’histoire entre architecture et médecine, sans jamais trouver son véritable positionnement puisque n’appartenant réellement à aucune des deux. Cette errance rend la géobiologie difficilement visible, lisible et compréhensible par tous les acteurs de la vie professionnelle, les pouvoirs publics, institutions mais aussi et surtout par le grand public.

 

Comment définir la Géobiologie

Le mot géobiologie est un terme polysémique. Il désigne aussi bien la géobiologie une branche de la paléontologie, que la géobiologie très souvent associée à tort à la radiesthésie.

En 1907, le dictionnaire Larousse donne la première définition de la géobiologie : « Science qui s’occupe des rapports de l’évolution cosmique et géologique de la planète avec les conditions d’origine de composition physico-chimique et d’évolution de la matière vivante, et des organismes qu’elle constitue. »

En 2015, le dictionnaire Petit Robert en donne la définition suivante :

« Science qui étudie les rapports entre l’évolution géologique de la Terre et celle de la vie et des organismes vivants. »

La référence à ces deux définitions sur de nombreux sites internet pour crédibiliser l’activité professionnelle de géobiologue est une totale méconnaissance des fondements et de l’histoire de la géobiologie.

Ces deux définitions concernent la géobiologie (Paléontologie) pratiquée par les géobiologistes qui ont suivi une formation universitaire. Elle ne s’applique en aucune façon à la géobiologie pratiquée par les géobiologues qui ont suivi une formation de droit privé.

En avril 2012, l’Assemblée Générale constitutive de la Confédération Nationale de Géobiologie décide de définir la géobiologie comme suit :

« La géobiologie est la discipline qui traite des relations de l’environnement, des constructions et du mode de vie avec le vivant. »

Cette définition fait toujours référence en 2020. De plus en plus de géobiologues l’utilisent dans leur présentation.

 

La Géobiologie comme Hygiène de l’environnement

La géobiologie n’est ni totalement dans le domaine de la santé en tant quel tel, ni totalement dans le domaine de l’architecture, pas plus d’ailleurs que dans d’autres domaines de compétences que sont l’urbanisme, l’agriculture, l’ingénierie, l’écologie, etc.

Elle est une branche professionnelle à part entière. Son action transversale la place tout naturellement dans le « milieu du vivant », autrement dit l’environnement. Elle s’intéresse à toutes les variables, sans exceptions, qui interagissent avec le vivant, étant entendu que ces variables quelles qu’elles soient constituent le milieu du vivant.

En septembre 2017, suite aux premières Assises Nationales de la Géobiologie d’avril de la même année, l’Assemblée Générale Ordinaire de la Confédération Nationale de Géobiologie décide d’introduire la notion d’ « Hygiène de l’environnement » à la Géobiologie pratiquée par les géobiologues afin de faire la différenciation avec la Géobiologie « Paléontologie », dont l’activité est celle des géobiologistes.

 

Hygie déesse de la santé

Dans la Grèce antique, Hygieia, « Hygie », est la déesse de la santé. Elle est donnée par certains comme la fille de Asclépios, dieu de la médecine. Plusieurs auteurs comme Hippocrate, Plutarque, Galien, ont écrit des ouvrages sur l’art de conserver la santé en rapport avec le milieu.

Bien plus tard, en France, la notion d’hygiène fait son apparition en 1550. Le mot « hygiaine » vient du grec hugiainein, santé, sain, se bien porter.

En 1815, Étienne Tourtelle (1756-1791), professeur à l’École spéciale de médecine de Strasbourg, correspondant de la Société de médecine de Paris et membre de plusieurs académies, définit pour la première fois l’hygiène :

« L’hygiène consiste dans la connaissance des choses utiles et nuisibles à l’homme ; elle a pour but la conservation de la santé. »

Autrement dit, l’hygiène concerne tout ce qui se rapporte à la santé, ce qu’il convient de faire pour la préserver et l’améliorer. Ce que fait le géobiologue.

 

La santé 

Le 22 juillet 1946, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pose en préambule de sa constitution la définition de la santé : «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».

Pour l’OMS, la santé d’un individu n’est pas forcément en relation directe et exclusive avec la maladie. Il s’agit davantage d’un état complet de bien-être, physique, mental et social. De ce point de vue, la notion n’est plus réservée exclusivement au monde médical. Elle relève du domaine de compétence d’un grand nombre d’acteurs, y compris les géobiologues.

En 2020, en France, le Code de la santé publique, dans le Chapitre préliminaire : Droits de la personne, Article L1110-1, stipule que : « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne(…) »

Puis dans le livre III : Protection de la santé et environnement, de l’Article L1311-1 : « (…) fixent les règles générales d’hygiène et toutes autres mesures propres à préserver la santé de l’homme, notamment en matière : (…) de salubrité des habitations, des agglomérations et de tous les milieux de vie de l’homme (…).

De ces deux articles de loi, il est possible de relever deux mots en particulier que sont « protection » et « salubrité ».

L’Académie Française les définit ainsi :

– protection : « action de protéger, de défendre quelqu’un contre les menaces, les dangers, de veiller sur lui. »

– salubrité « l’absence de maladies ou de menaces de maladies pouvant affecter la population. »

 

 

Hygiène de l’environnement

L’hygiène de l’environnement consiste à créer et/ou conserver un milieu favorable au bien-être et à la santé du vivant. Pour cela, le géobiologue peut être amené à imaginer et concevoir des espaces de vie agréables et propices à la vie mais aussi à intervenir afin de réduire ou supprimer les diverses influences préjudiciables au vivant.

En 1976, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), commence la publication d’une série de rapports intitulés : « Critères d’hygiène de l’environnement ». De nombreux sujets ont été traités, notamment sur les Fréquences radioélectriques et hyperfréquences ; Quelques radionucléides ; Bruit ; Monoxyde de carbone ; etc.

En 1994, le Bureau européen de l’OMS se réunit à Helsinki en Finlande. Lors de cette conférence il est défini la Santé environnementale :

« La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement.

Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures. »

De par son champ de compétence la Géobiologie (Hygiène de l’environnement) répond parfaitement aux critères de prévention des facteurs de risques environnementaux.

 

Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, La Géobiologie « Hygiène de l’environnement », site internet : http://argemaformation.com/index.php/2020/03/26/la-geobiologie-hygiene-de-lenvironnement/, le 26 mars 2020.

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Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Demande d’information complémentaire.

Bernard OLIFIRENKO géobiologue

Pour joindre l’auteur :
argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Ecoconsultant, Ergonome.

Saint-Ferréol, le 26 mars 2020.

Bernard OLIFIRENKO
argema.toulouse@wanadoo.fr