Le logement peut-il être salutaire ?

— Le logement peut-il être salutaire ?

Le logement peut-il être salutaire ?

À l’origine du mot salutaire

Le mot salutaire apparaît dans la langue française au XIVe siècle. Il vient du latin salutaris, « utile, avantageux », dérivé de salus, « bon état physique et bonne santé ». Dans la Rome antique, la déesse Salus, déesse de la santé, de la guérison et du bonheur, prolonge la déesse Hygie des Grecs, celle-là même qui a donné son nom au concept d’hygiène.

 

Un logement salutaire

C’est le cas d’un logement qui participe à la conservation ou au rétablissement d’un bon état physique et moral de celui qui l’occupe, mais aussi à son élévation spirituelle. Dans la religion chrétienne il est fait référence à l’élévation de l’âme. Exprimé autrement, ce sont les qualités d’un logement bénéfique et profitable à la bonne harmonie et plénitude de chacun. Malheureusement, ces valeurs premières ont fini par se perdre dans les méandres du quotidien.

 

Critères pour le choix d’un logement

Au moment de la location ou de l’achat d’un logement, lorsque les personnes font leur choix elles pensent généralement que toutes les priorités sont satisfaites et les conditions remplies. Le logement est proche de l’école, des commerces, des moyens de transport, du lieu de travail, etc. Bref, le logement possède toutes les commodités dont chacun pense avoir besoin au quotidien pour satisfaire au confort, répondre au bien-être et être heureux.

 

Mais voilà, le confinement est arrivé !

La très grande majorité des gens se sont trouvés confinés chez eux durant huit semaines. Les conditions de vie imposées par le huis clos forcé et immédiat sont tombées comme une chape de plomb le 17 mars 2020. À partir de cette date, il a été fixé de nouvelles règles et conditions de vie, jusque-là inattendues et impensables. Les personnes ont été astreintes au confinement sous peine de se sentir insécurisées. Les sentiments d’angoisse et de peur se sont fréquemment imposés plus ou moins à chacun. Cela a été d’autant plus injuste et insupportable aux yeux des personnes, qu’elles ne se sentaient pas responsable de ce qui leur est arrivé.

 

Face au problème sanitaire de la COVID-19, il a été décidé de laisser les gens enfermés chez eux, sous entendant que chacun vivait dans un logement quasiment parfait et agréable en tout point de vue. Ce qui logiquement pouvait être vrai dans un monde idéalisé. Malheureusement, bien souvent les personnes se sont retrouvées confinées dans de très mauvaises conditions.

Les conséquences ont été lourdes. Après deux mois de confinement, les différents instituts de sondage donnent un taux relativement élevé de personnes en détresse psychologique. Plus d’un quart de la population risque une dépression requérant un traitement, sans parler des autres problèmes de santé. Que s’est-il passé ?

 

Propriétés intrinsèques d’un logement

Au plus profond de chaque être humain, le logement c’est le mythe du nid. C’est le ventre de la mère, le bonheur parfait dans ce monde. La notion de nid implique l’intimité, la chaleur humaine, l’aspect cotonneux et douillet du logement, là où chacun vient se réfugier quand cela va mal ailleurs, à l’extérieur. D’où les expressions « Un nid douillet », « Un nid d’amoureux », « Faire son nid ».

 

Malheureusement, dans bien des cas, le logement occupé ne s’est pas avéré être tout cela.

 

Nouveau regard sur le logement

Plus la durée du confinement s’est allongée, plus des gens se sont rendu compte que l’approche rationnelle (comptable, technique et pratique) du choix du logement n’était pas la seule façon de penser la chose.

En effet, il existe d’autres paramètres à prendre en compte. Il s’agit de critères plus subtils, plus éthérés, en résonance avec la personnalité profonde de chacun, souvent enfoui dans les profondeurs de l’inconscient. Un inconscient que la société actuelle prend soin de ne pas réveiller au risque de déstabiliser la mécanique bien huilée du quotidien. Cette mécanique de l’ordinaire que le grain de sable du confinement a justement grippée.

Des personnes ont ressenti puis réalisé que le logement qu’ils avaient choisi et occupé tous les jours, bien souvent depuis de nombreuses années, répondait peu ou prou à leur attente profonde, voire vitale pour leur bien-être et leur santé physique et mentale.  À ce sujet, il convient de rappeler une nouvelle fois la définition de la santé donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. », une définition trop souvent oubliée par tous.

Pour parvenir à satisfaire à cette définition, très complète, il convient de prendre en considération le logement qui constitue le principal environnement dans lequel vivent les gens. Le rapport au logement doit retrouver sa place originelle, celui de nid, et non pas de lieu d’usage, comme c’est trop souvent le cas actuellement. Cet autre regard sur le logement le met au premier plan comme acteur déterminant vers l’aponie, qui est l’absence totale de trouble du corps, ainsi que de l’ataraxie, qui est l’état de tranquillité de l’âme définissant le bonheur. Il est considéré, d’un point de vue philosophique, que ces deux valeurs humaines réunies ouvrent la voie à la sagesse des anciens, chère à certains. Il est aussi possible de valoriser encore plus la relation au logement en l’appréhendant de telle façon qu’il contribue à l’apprentissage de l’amour de la vie. Pour accéder à ce niveau de conscience et d’état d’être, le choix du logement passe tout d’abord par une bonne connaissance de soi et par un cheminement menant à la réalisation de soi dans ce monde.

 

Un logement incompatible avec la santé humaine

Au moment où tout a basculé, le logement lui-même s’est souvent transformé en espace confiné, en piège et prison, devenant lui-même un acteur dans l’émergence des problèmes de santé, souvent latents jusqu’à cette période. Les personnes se sont alors retrouvées privées de libertés,  parfois avec le sentiment d’être en cage, dans un espace, un volume ne reflétant en rien ce qu’elles sont au fond d’elles-mêmes. L’inquiétude, le stress, les angoisses et la dépression ont fini par s’installer avec la durée.

 

Lors du choix du logement, il est rare que les critères comme les émotions, sensations, ressentis et autres, sans même parler de la biosensibilité, soient pris en considération parce qu’incompatibles avec la raison. Ces manifestations humaines sont considérées, par le plus grand nombre, comme relevant de la poésie, de l’imaginaire, de la fantaisie, du romanesque, voire de l’absurde, et pourtant essentiel, vital, à l’existence et l’expression de la vie humaine. Ce comportement refoulé, pour satisfaire à l’autre, a pour conséquence de choisir des espaces de vie atrophiés et amputés du plus profond de soi-même. Pour avoir raison garder, les personnes n’ont pas pu trouver dans leur logement les éléments indispensables au maintien de la sérénité dans cette période de vie atypique. Ils n’ont pas trouvé non plus le moyen de se changer les idées.

Il est vrai qu’au moment du choix du logement, la notion de confinement n’existait pas dans les possibles d’un futur probable. Cependant, si à ce moment les personnes avaient été accompagnées par un géobiologue spécialisé dans le domaine de la psychologie de l’habitat, il est fort probable que leur choix aurait été différent, ou du moins avec des aménagements, agencements et installations qui auraient permis de vivre cette période de privation de liberté avec une plus grande légèreté et facilité, réduisant très grandement les facteurs de risques pathologiques.

Considérer que le logement a un rôle à jouer dans la vie d’une personne n’est pas une hérésie, loin de là. Bien au contraire, il constitue un élément incontournable et déterminant du milieu dans lequel évolue l’être humain.

 

Réponse inflammatoire

Pour un très grand nombre de personnes, un isolement durable empêche les liens sociaux. Ces conditions de privation et d’enfermement ont un impact déterminant sur la santé. Lorsqu’une personne perd du lien social, elle déclenche une réaction de l’organisme qui se traduit par un état inflammatoire chronique avec la production de cytokines (petites protéines) dans le sang. Les cytokines sont également impliquées dans la réponse immunitaire du corps.

Cet état psychologique favorisant un état inflammatoire vient très souvent aggraver un état inflammatoire chronique déjà présent à cause du mode de vie actuel. Les technologies électroniques et électromagnétiques qui ont envahi les logements en sont une des principales causes invisibles et sournoises. La qualité dégradée de l’air par la pollution vient également aggraver l’état inflammatoire de l’organisme. Cet ensemble de causes crée un effet cocktail avec un puissant effet délétère sur les individus.

 

Conséquences psychiques majeures

La modification de l’environnement même temporaire est suffisante pour affecter de manière significative les émotions dont la persistance peut être la cause d’angoisses, stress, phobies, dépression, etc., autant de réponses à un environnement agressif, non compatible avec un état de sérénité.

Les personnes déjà fragilisées par leur vécu voient resurgir dans leurs pensées les traumatismes passés exacerbés par le confinement dans un logement dont les caractéristiques ne permettent pas de favoriser une quelconque résilience.

Le stress post-traumatique est alors réactivé. Sans prise en considération sérieuse de cet état psychique, les effets peuvent durer des mois voire des années, avec la possibilité de provoquer une modification durable de la personnalité.

Le stress post-traumatique est une maladie reconnue depuis 2008 par les instances de l’Organisation Mondiale de la santé. Aujourd’hui, il fait partie de la Classification internationale des maladies (CIM-10). Bien que ne concernant pas seulement les personnes confinées à cause de la COVID-19, le stress post-traumatique est ici lié au confinement avec un enfermement brutal et imprévisible, privant de liberté. Il a créé une souffrance bien souvent insurmontable pour un grand nombre de personnes, leur rappelant très souvent des moments de vie très douloureux. Le confinement a réactivé les pensées enfermant les personnes dans un état de sidération. Celles-ci devenant absentes du temps présent se retrouvent ramenées au traumatisme d’origine.

Il est à noter, d’une part, que le stress post-traumatique peut se transformer en stress transgénérationnel et venir encombrer les méandres de la psychogénéalogie.

Et, d’autre part, qu’il peut toucher également les enfants, mais aussi les embryons et les fœtus des femmes enceintes.

L’avis d’un géobiologue professionnel

Le géobiologue professionnel de par sa formation et son expérience permet d’apporter à son client des éléments de réflexion capables de le guider vers le meilleur choix possible d’un logement favorable à son bien-être, sa santé et son épanouissement. Il peut également conseiller son client de consulter un professionnel de la santé dans le cadre d’une réponse thérapeutique. Celle-ci peut venir en complément des recommandations faites in situ par le géobiologue sur les améliorations à apporter au logement existant ou celui d’un projet.

 

Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, « Le logement peut-il être salutaire ? », site internet http://argemaformation.com/index.php/2020/05/26/le-logement-peut-il-etre-salutaire/, le 26 mai 2020.

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Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Demande d’information complémentaire.

Bernard OLIFIRENKO géobiologue

Pour joindre l’auteur :
argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Ecoconsultant, Ergonome.

Saint-Ferréol, le 26 mai 2020.

 

Bernard OLIFIRENKO
argema.toulouse@wanadoo.fr