La géobiologie « Hygiène de l’environnement »

— La géobiologie « Hygiène de l’environnement »

La géobiologie « Hygiène de l’environnement ».

 

Naissance de la géobiologie

La recherche d’un lieu de vie sain a toujours été une préoccupation pour l’être humain. Dans toute l’Europe, entre les deux guerres, des chercheurs de tous horizons s’essaient à la détection des zones qualifiées de géopathogènes et à la façon d’y remédier. Le mot géobiologie, qualifiant cette pratique, apparaît clairement dans le groupe de recherche du docteur Ernst Hartmann, en Allemagne, au début des années 1950.

La géobiologie, en tant que tel, arrive en France dans le début des années 1970. Elle vient d’Allemagne mais surtout en passant par la Suisse grâce aux interventions de Blanche Merz sur le territoire national français. Le vétérinaire Henri Quiquandon a été l’un des principaux pionniers de la géobiologie en France.

 

Le mot géobiologie

Ce mot est polysémique puisqu’il désigne deux activités relativement différentes.

Pour l’une, le mot géobiologie désigne une discipline rattachée à la paléontologie et pratiquée par les géobiologistes. Dans ce cas, les études sont universitaires.

Pour l’autre, celle qui nous concerne, le mot géobiologie désigne une discipline traitant de l’« hygiène de l’environnement » et pratiquée par les géobiologues. Dans ce cas, les études se font dans des écoles et organismes de formation professionnels.

 

Étymologie et définitions

Géobiologie : nom féminin, du grec ancien , « Terre », bios, « vie », et logos, « discours, science ». Ce qui peut donner la définition suivante : Science de la vie sur Terre.

Considérant que ce sens académique méritait d’être adapté aux conditions de vie actuelle, la Confédération Nationale de Géobiologie a donné les définitions suivantes :

– La géobiologie « hygiène de l’environnement (GHE) » est la discipline qui traite des relations de l’environnement, des constructions et du mode de vie avec le vivant.

– Le géobiologue détermine les caractéristiques du lieu, les facteurs ayant une influence sur le bien-être et l’hygiène du vivant, formule des recommandations et met en œuvre si nécessaire des moyens pour préserver ou améliorer le bien-être des occupants.

Source : Charte Professionnelle, I – Préambule.
Note : Il est précisé que la mise en œuvre de moyens préservant ou améliorant le bien-être des occupants ne se substitue en rien aux parcours de soins classiques.

 

Discipline transversale

La géobiologie est une activité professionnelle à part entière, exercée sur le terrain, qui s’inscrit dans l’activité économique générale. Elle est issue de la tradition tout en utilisant les informations fournies entre autres par les sciences de la terre et de la vie, enrichie des récentes données scientifiques. Elle est l’interface transversale entre les scientifiques, les chercheurs, les connaissances empiriques, le bon sens et le grand public.

 

Rôle du géobiologue

Le géobiologue est un bon contributeur dans l’estimation de l’exposome individuel. Il est le seul professionnel à rechercher et déterminer in situ, certaines formes d’exposition pouvant créer des facteurs de risque d’origine non génétique. Son expertise, sur le terrain, peut venir confirmer des diagnostics médicaux et analyses de laboratoires.

Le géobiologue contribue également à l’évaluation de « l’intolérance environnementale idiopathique » (IEI), qui désigne la sensibilité aux facteurs environnementaux, définie comme : « Pathologie chronique regroupant des symptômes subjectifs multiples liés à une exposition aiguë ou chronique à des stimuli environnementaux habituellement non nocifs et sans anomalie clinique objective ».

 

Éthique professionnelle

La Confédération Nationale de Géobiologie a élaboré un Code de Déontologie et une Charte Professionnelle visant une harmonisation de la profession.

Elle a aussi mis en place un Registre National des Géobiologues Professionnels avec la délivrance d’une Carte Professionnelle numérotée renouvelable tous les ans, sans oublier l’élaboration d’un Guide Pratique du Client.

Tous ces documents sont en libre accès sur le site de la CNG : https://www.confederation-geobiologie.fr/

Tronc commun de compétence

Pour pratiquer son activité, la profession de géobiologue s’appuie sur un tronc commun de compétence dans lequel se retrouvent :

1) Les facteurs naturels du lieu :
L’environnement naturel du lieu est celui dans lequel le vivant s’est développé depuis son origine. Cet environnement devient le milieu dans lequel le vivant interagit en permanence.

2) Les facteurs humains :
Ils interviennent dans l’étude de la compréhension et de l’interaction du comportement humain avec son milieu.

3) Les facteurs technologiques :
Les facteurs technologiques sont essentiellement liés au développement et à la recherche des sociétés industrialisées.

4) Les nouvelles compétences liées à l’évolution de nos sociétés :
Régulièrement notre société est confrontée à de nouveaux sujets de préoccupations environnementales.

Évaluation d’un site en biosensible à l’aide d’une mono-antenne.

Champ d’intervention du géobiologue

Le géobiologue professionnel est habilité à détecter et mesurer les paramètres environnementaux afin d’évaluer la qualité d’un lieu dans le cadre de l’hygiène à l’environnement. Sa mission consiste aussi à en évaluer les effets induits chaque fois que cela est possible, proposer des recommandations et éventuellement installer des dispositifs de remédiation.

 

Limites de la géobiologie « Hygiène de l’environnement »

Conformément à la Charte professionnelle :

– La géobiologie est une discipline à part entière. Elle peut être pratiquée en lien avec d’autres disciplines qu’il convient de distinguer clairement afin d’éviter toute confusion.

– Le géobiologue peut intervenir dans les autres champs professionnels uniquement s’il dispose des conditions légales ou habilitations correspondantes (diplôme reconnu par l’État français, Assurance Responsabilité Civile Professionnelle, etc.), notamment dans les domaines de la santé et du bâtiment.

– Le géobiologue n’établit aucun diagnostic médical et vétérinaire, ni ne prescrit ou suspend de traitement thérapeutique ou suivi médical.

– L’intervention d’un géobiologue ne se substitue pas aux diagnostics obligatoires du bâtiment et ne dispense pas d’une expertise spécialisée d’analyse du sol et du sous-sol effectuée par un géotechnicien.

Source : Charte Professionnelle, III – Le champ d’intervention du géobiologue.

 

L’obligation suivante est très importante :
– La géobiologie est une discipline à part entière. Elle peut être pratiquée en lien avec d’autres disciplines qu’il convient de distinguer clairement afin d’éviter toute confusion.

« Éviter toute confusion » : Ce point est essentiel. Le géobiologue doit clairement différencier la pratique de la géobiologie avec toute autre discipline qu’il pratique en complément, surtout si cette pratique est en rapport avec la santé humaine ou animale. Cette séparation de pratique est fondamentale afin d’éviter l’amalgame dans l’esprit des clients et des observateurs. Pour cela, le géobiologue doit indiquer au client la fin de l’intervention de géobiologie et le début d’une autre activité différente et complémentaire, par exemple à titre thérapeutique.

 

Outils du géobiologue

La Confédération Nationale de Géobiologie rappelle les outils utilisés par le géobiologue dans le cadre d’une intervention de géobiologie.

« Le géobiologue […] Pour cela, il utilise des outils : l’enquête, l’observation, l’entretien, la détection biosensible et la mesure scientifique. »

Concernant la détection biosensible les outils sont généralement les radmasters et l’antenne de Lécher, étant entendu que ces outils sont des appareils de détection en rien scientifique. Ils permettent par exemple de détecter la présence d’eau souterraine, de fissures et failles géologiques, cavités souterraines, etc.
Concernant la mesure scientifique les appareils électroportatifs sont aussi variés que les phénomènes recherchés et mesurés. En fonction des compétences du géobiologue celui-ci peut disposer d’appareils de mesures pour les hypers et basses fréquences, la radioactivité, le champ magnétique terrestre, le radon, les COV, CO2, l’ionisation de l’air, etc.

 

Exemples d’appareils de mesure utilisés par un géobiologue.

Vocabulaire professionnel

Comme toute profession, le géobiologue utilise un vocabulaire propre à son activité. En cas de jargon trop complexe il doit en expliquer le contenu au client.

 

Prix de l’intervention

Les prix pour une intervention de géobiologie sont libres, conformément à la législation française.

 

Obligation d’un devis

Avant l’achat d’un produit ou d’une prestation de service, le consommateur doit être en mesure d’en connaître le prix, les caractéristiques essentielles, la date ou le délai de livraison ou d’exécution. Le géobiologue est soumis à cette obligation légale.

Il est conseillé à toute personne souhaitant faire intervenir un géobiologue de s’adresser à un professionnel de préférence adhérent à une organisation nationale comme la Confédération Nationale de Géobiologie dont les adhérents sont en possession d’une Carte Professionnelle et s’engagent à respecter la Réglementation française, le Code de déontologie et la Charte professionnelle des géobiologues.

Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, « La Géobiologie – Hygiène de l’environnement », site internet http://argemaformation.com/index.php/2020/09/25/la-geobiologie-hygiene-de-lenvironnement-2/, le 25 septembre 2020.

Lire les mentions légales.

Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Demande d’information complémentaire.

Bernard OLIFIRENKO géobiologue

Pour joindre l’auteur :
argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Ecoconsultant, Ergonome.

Bernard OLIFIRENKO
argema.toulouse@wanadoo.fr