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Le Géobiologue face aux fortes chaleurs 2/2

— Le Géobiologue face aux fortes chaleurs 2/2

Le Géobiologue face aux fortes chaleurs 2/2

 

Risques psychologiques pour le géobiologue et son client

Les fortes chaleurs n’affectent pas que la santé physique, elles altèrent également l’état mental de chacun. En effet, au-delà de 25 à 27 °C., le géobiologue et son client sont plus enclins à l’impatiente et à l’agacement. Les deux peuvent devenir facilement irritables, peut-être même par moments agressifs. Cet état dégradé dans les relations humaines, lorsqu’il est présent, nui considérablement au rapport entre les parties, que cela soit tant sur la qualité de l’intervention du géobiologue, qu’à son rendu et aux recommandations qu’il formule.

Cependant, s’il pouvait y avoir une forme d’inhibition par une maîtrise de soi, pour le client et/ou le géobiologue à ces températures ambiantes, ce n’est plus le cas au-delà de 33 °C. Les réticences à faire ou à dire n’existent plus. Les réflexions et les commentaires parfois désagréables sont clairement exprimés. Le conflit ouvert et assumé peut apparaître à tout moment.

Également, au-dessus de cette même température la confiance accordée au géobiologue, par le client, dans sa façon de faire, les résultats qu’il obtient et son discours explicatif, s’amenuise. L’intervention perd alors de son intérêt pour le géobiologue et son client, étant entendu que la confiance donnée au géobiologue est indispensable à la réalisation d’une bonne intervention.

 

Déjà en 1842, Louis Bautain (1796 – 1867), philosophe, théologien et médecin français, faisait état de ce risque en période de fortes chaleurs. Il écrit dans Philosophie morale, tome I : « Le temps de la canicule met en général les hommes dans une mauvaise disposition ; il remue la bile, dérange les voies digestives, et rend par là plus irritable. Aussi est-ce ordinairement à cette époque qu’éclatent les mauvais desseins et les ressentiments longtemps comprimés, les passions accumulées, les volontés refoulées. C’est le temps des perturbations morales […]. »

Après que les auteurs anciens aient fait référence à la fièvre au Xe av. J.-C., puis à la violence au IVe siècle, le XIXe et le XXe siècle voient dans les fortes chaleurs un aspect mental extrêmement dégradé.

 

Il convient également de ne pas oublier l’avertissement des médecins rappelant que dans le cas d’une exposition trop longue à la chaleur du soleil il est possible que le sang arrive trop chaud au cerveau. Il se produit alors une sorte de surchauffe cérébrale. La conséquence immédiate est l’apparition de maux de tête. Le géobiologue doit prendre au sérieux ce signal et tout faire pour se rafraîchir immédiatement. Il est estimé que lorsque la sensation de soif se sent de manière intense, le corps a déjà perdu 2 % de son eau. À ce moment le déficit hydrique présent dans l’organisme génère un stress avec pour conséquence la diminution de la sensibilité et de la biosensibilité individuelle, dégradant les signaux venant du milieu (environnement), leur traitement et interprétation par le cerveau. Le géobiologue doit alors prendre avec prudence la qualité et la fiabilité des résultats qu’il obtient à l’aide des appareils de détection biosensible.

Pour mémoire, en médecine sportive il est recommandé aux athlètes qui veulent performer de boire de l’eau avant que la sensation de soif apparaisse, sous peine de voir leurs performances diminuer, car dans le cas de sensation de soif le corps est déjà en état de stress hydrique. La soif ne doit pas être un repère, car trop tardive. Au contraire, elle doit être anticipée de façon que le corps soit au maximum de ses capacités. Comme pour l’athlète le géobiologue a besoin de son corps pour réaliser non pas une performance athlétique mais pour conserver ou obtenir une capacité de perception biosensible relativement élevée, voire très élevée dans certains cas, faute de quoi il sera dans l’incapacité de détecter la présence de certains phénomènes, qu’ils soient physiques, chimiques ou particuliers, présents sur le lieu.

 

Dans le cas de stress hydrique la notion d’obligation de moyen imposé au géobiologue n’est plus remplie par son état de santé, ce qui rend son intervention incompatible avec l’attente du client convenue dans le contrat oral ou écrit passé entre les parties.

Dans le cas où le géobiologue pour diverses raisons continue son intervention, par exemple sur un terrain à construire, alors qu’il n’a pas la possibilité de boire, son niveau de déshydratation risque d’atteindre assez rapidement les 4 %. Ses pertes de sels minéraux de sodium, potassium et calcium deviennent alors trop importantes. Il peut être confronté à une marche pénible, traînante, avec de l’instabilité émotionnelle pouvant se manifester sous forme d’agressivité ou au contraire d’apathie. À ce stade avancé il est certain que le géobiologue n’est plus du tout apte à remplir sa mission.

 

Cela est d’autant plus probable et rapide que le géobiologue possède un grand nombre de cellules sudoripare, dont l’intérêt est de faciliter la thermorégulation par sudation. Cependant, toutes les personnes n’ont pas la même densité de glandes sudoripares. La quantité est déterminée génétiquement. A contrario, les géobiologues qui génétiquement disposent de peu de cellules sudoripares courent un autre risque, même dans le cas d’une bonne hydratation. En effet, le manque d’évaporation provoque une montée de la température du corps avec toutes les conséquences que cela peut provoquer par l’effet de surchauffe du corps.

 

La perception biosensible affectée

Tout cela pose problème pour le géobiologue, car il est admis que la perception biosensible passe par un processus de réaction neuromusculaire pour induire une réponse. Celle-ci se traduit par le mouvement des baguettes parallèles, de la mono antenne, de la baguette du sourcier, de l’antenne de Lecher, du pendule, etc. Si la température du corps est supérieure à 37 °C. la qualité de la réponse est dégradée voire nulle, simplement par absence de réaction physiologique plus ou moins importante, cela quelle que soit la théorie avancée (microcourants, signal, onde, énergie, etc., parcourant, passant par le corps ou pas) pour expliquer la mise en mouvement des appareils phénistes utilisés en biosensibilité.

Il est fort probable que le géobiologue donne des vrais-faux. C’est-à-dire qu’il ne donne pas la présence par exemple d’un courant d’eau souterrain, d’une faille géologique ou d’un filon métallifère alors que ceux-ci sont bien présents dans le sous-sol, tout simplement par insuffisance de réaction neuromusculaire et de la dégradation de la conductibilité corporelle, à l’origine du mouvement des appareils.

 

La réalisation d’une intervention de géobiologie dans des conditions météorologiques inadaptées sollicite trop l’organisme, d’autant plus que le géobiologue utilise celui-ci comme élément du système de perception biosensible. Penser que cela est possible de supporter une forte chaleur peut être une grave erreur d’appréciation avec un risque important de surchauffe du corps. Dans ces conditions, le géobiologue demande beaucoup d’effort à son organisme tant d’un point de vue cardiovasculaire que neurologique. L’engagement physique et psychologique au moment de l’intervention fait appel à une consommation importante en énergie que sont glucides et lipides avec une tout aussi importante production de chaleur devant être évacuée pour conserver une température constante confortable.

Cela est d’autant plus vrai que dans la nuit précédant l’intervention de géobiologie il a été difficile pour le géobiologue de trouver le sommeil avec pour conséquence une mauvaise récupération physique et psychologique, pour cause de température ambiante élevée. Dans ce cas, il est conseillé de différer l’intervention à une date ultérieure.

Au regard de ce qui a été abordé, il est évident que le géobiologue doit impérativement adopter les règles de bonnes pratiques applicables aux périodes de fortes chaleurs. Cependant, en fonction de son statut juridique salarié ou travailleur indépendant, le géobiologue ne sera pas soumis aux mêmes règles. Le premier est soumis au Code du travail, alors que le second ne l’est pas, juste à sa bonne connaissance de la problématique et son sens de l’éthique.

 

Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, “Le géobiologue face aux fortes chaleurs”, site internet http://argemaformation.com/le-geobiologue-face-aux-fortes-chaleurs-2-2/, le 26 juillet 2022.

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Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Demande d’information complémentaire.

Bernard OLIFIRENKO géobiologue

Pour joindre l’auteur :
argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Ecoconsultant, Ergonome.