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Que sera la Géobiologie en 2032 ? Suite

— Que sera la Géobiologie en 2032 ? Suite

Que sera la Géobiologie en 2032 ? Suite

 

Après la place et le rôle du géobiologue en 2032, la géobiologie présente d’autres aspects sur lesquels il est intéressant de porter un regard futuriste.

 

La spécialisation

L’exercice de la profession de géobiologue doit dans l’avenir dépasser le classique cadre de l’habitat individuel qui constitue, c’est vrai, la base et l’essentiel des interventions, depuis ses origines.

Pour cela, le géobiologue doit développer dans les prochaines années de nouvelles compétences par des spécialisations dans de nombreux domaines de telle façon à devenir un acteur incontournable au même titre que d’autres professions institutionnalisées. Il est possible de citer un grand nombre de domaines dans lesquels la géobiologie a toute sa place en développant des spécialités dans :

– L’agriculture, l’élevage, l’agroforesterie, la trufficulture, l’apiculture, etc. ;
– L’immobilier, l’aménagement du territoire, l’urbanisme, la création de parc et jardin, etc. ;
– Les commerces, hôtels, restaurants, etc. ;
– L’industrie et grandes entreprises ;
– Les technologies avec les éoliennes, pylônes de téléphonie mobile, etc. ;
– Les professions libérales et artisanales ;
– Les secteurs de la santé et du loisir ;
– L’archéologie ;
– Etc.

Tous ces secteurs d’activité ont des spécificités que le géobiologue spécialisé doit s’approprier afin d’apporter une prestation de grande qualité à chaque fois qu’il intervient.

 

L’expertise

Dans les années 2030, au-delà de la spécialisation, il est possible d’imaginer l’expertise du géobiologue au service des tribunaux, des compagnies d’assurances ou de toute autre structure et organises devant régler des litiges ou élucider des problématiques. Le champ de connaissance du géobiologue et son expertise sur certains sujets conventionnels et non conventionnels peuvent amener des éléments de compréhension autres que ceux couramment avancés pour expliciter et résoudre des problématiques particulières.

 

Face à l’innovation

Dans l’avenir, il est certain que le géobiologue sera confronté à des situations, des matériaux, des technologies pratiquement inconnues et inutilisées à ce jour. Face à cela, il devra faire preuve d’adaptabilité, de réactivité et d’inventivité afin de conserver un savoir-faire à la hauteur des mutations. De toutes ces innovations, il est pratiquement certain que les technologies liées aux champs électromagnétiques et à l’intelligence artificielle reposant sur la nouvelle génération d’ordinateurs quantiques vont largement s’imposer et être dominantes dans le quotidien du vivant. Tout ceci, au fil des années, va amener le géobiologue à être confronté à un monde de plus en plus hybride : physique et numérique à la fois, jusqu’à parfois l’obtention de chimères où il sera certainement complexe de faire la part des choses. C’est pourquoi le géobiologue doit avoir conscience qu’il est pour lui indispensable de faire évoluer sans cesse son savoir-faire et son équipement ad hoc à la hauteur des enjeux.

Encore une fois se pose la question de qu’elle va être la position du géobiologue face à toutes ces mutations ? Il semble que de manière individuelle personne ne puisse le présager. Cependant, il apparaît comme important que la géobiologie, dans son ensemble, ne s’oppose pas systématiquement par principe à toutes les innovations, sans prendre le risque de devenir partie prenante. La technophobie n’a jamais été bonne conseillère. Un positionnement technophobe disqualifierait, de fait, la géobiologie aux yeux des divers acteurs. Toutes ces nouvelles technologies font partie du modèle dans lequel se sont engagées les sociétés industrielles. Il semble important que le géobiologue ne soit pas là pour les combattre mais pour faire en sorte que les choix et les utilisations affectent le moins possible le vivant. L’approche du géobiologue doit être à chaque fois pragmatique, factuelle, au cas par cas, sans idée préconçue ni a priori de sa part sur l’avis qu’il est amené à donner. Son impartialité fait sa force et participe à sa reconnaissance. Pour arriver à ce niveau de professionnalisme, la qualification professionnelle doit devenir une exigence incontournable pour toute personne pratiquant la géobiologie.

 

Les formations

Elles doivent s’harmoniser dans toutes les écoles de géobiologie, de telle façon que les fondamentaux soient partout identiques, dans tous les cas bien avant 2032. Ce travail a commencé en partie lors des dernières Assises Nationales de la Géobiologie les 24 et 25 juillet 2021 à Ambazac (87240). Trois des principales structures nationales de la géobiologie, que sont la Confédération Nationale de Géobiologie, la Fédération Française de Géobiologie et Géobios*, ont accepté un programme commun que chacun se doit de mettre en application dans les programmes de formation. Il est prévu que cette disposition s’applique à la formation de tous les nouveaux géobiologues.

Au-delà, de ce tronc commun, les programmes pédagogiques des différentes écoles vont devoir s’adapter en fonction de l’évolution de l’habitat du vivant.

* Note : Depuis, Géobios est récemment revenue sur son engagement pris lors des Assises de juillet 2021. De plus, cette même structure ne veut plus participer à des actions collectives.

 

Autres projets communs

Les géobiologues doivent ensemble tout faire pour enregistrer des progrès vers une position partagée en dépassant les simples intentions et mettant en place des actions concrètes communes.

Suite aux Assises, certaines actions communes ont déjà été lancées. Par exemple, un groupe de travail vise à harmoniser les différentes Chartes professionnelles et Codes de déontologie des organismes représentant les géobiologues de France, afin d’avoir une seule et unique version applicable à tous les géobiologues professionnels dans les années à venir. Un autre groupe travaille sur le vocabulaire utilisé par les géobiologues.

D’autres groupes de travail interorganismes doivent se constituer pour aborder et traiter tous les sujets qui peuvent l’être. Certes, des confrontations idéologiques et conceptuelles existent bien, mais l’intelligence du moment doit l’emporter sur certains débats stériles, réducteurs et appauvrissants. Il est certain que dans tous les cas l’histoire retiendra ceux qui auront contribué à la réussite du magnifique projet de reconnaissance de la profession de géobiologue.

 

Les PNSE 5 et 6

La géobiologie pouvait parfaitement trouver sa place dans le dispositif du Plan National Santé Environnement 4 (PNSE 4, 2021-2025) et des PNSE précédents. Et, de rappeler que l’un des principaux objectifs du PNSE 4 est « de réduire les expositions environnementales affectant la santé humaine et celle des écosystèmes sur l’ensemble du territoire », tout à fait en conformité avec les objectifs mêmes de la géobiologie. Malheureusement, la géobiologie n’a pu y participer par manque de reconnaissance de la part des pouvoirs publics. Il faut espérer que les choses vont évoluer avec la prise en compte de la géobiologie pour le PNSE 5 (2026-2030), et dans tous les cas, au plus tard, pour le PNSE 6 (2031-2035). Tout doit être fait dans ce sens par les géobiologues eux-mêmes.

 

La recherche

Les recherches les plus importantes à l’origine des fondamentaux de la géobiologie sont celles du début de XXe siècle. Depuis cette époque il n’a pratiquement pas été publié de nouveaux travaux concernant l’impact des phénomènes géologiques et autres réseaux géobiologiques sur le vivant, permettant de valider ou non ce qui est considéré encore aujourd’hui comme des certitudes par les géobiologues. Cette absence de travaux récents avec des résultats robustes fragilise la géobiologie, lui hôte sa crédibilité car elle repose sur un socle trop ancien, plus ou moins incertains et instable.

Cette situation lacunaire doit être comblée le plus rapidement possible, dans les dix années à venir, par le lancement d’études et de travaux de recherche rigoureux si les géobiologues souhaitent obtenir la reconnaissance qu’ils cherchent depuis longtemps.

 

Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, “Que sera la Géobiologie en 2032 ? Suite”, site internet http://argemaformation.com/que-sera-la-geobiologie-en-2032-suite/, le 22 février 2022.

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Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Demande d’information complémentaire.

Bernard OLIFIRENKO géobiologue

Pour joindre l’auteur :
argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Ecoconsultant, Ergonome.