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Paranormal, est-ce le bon mot ?

Paranormal, est-ce le bon mot ?

Février 2026, n° 38

En 1908, Émile Boirac (1851-1917), philosophe et parapsychologue français, publie La Psychologie inconnue – Introduction et contribution à l’étude expérimentale des sciences psychiques. Le mot « paranormal » apparaît ici pour la première fois. Boirac considère le « paranormal » comme faisant partie des « sciences psychiques », et, dans le cadre rigoureux de la science, ne veut pas confondre les faits et les interprétations. Il souhaite également éviter toute dérive mystique.

Le mot paranormal est donc un néologisme du XXe siècle. Il est forgé à partir du préfixe grec para, « à côté de », et du latin normalis, de norma, « équerre », pour « normal », dont le sens figuré le plus connu et utilisé devient « ce qui sert de modèle et de règle ».

Il peut être entendu aussi d’une manière plus générale comme « à côté de quelque chose d’habituel et d’explicable ».

A ce jour, faute d’explications rationnelles, les phénomènes paranormaux font partie des systèmes non cartésiens liés à l’Autre champ de cohérence (ACC).

Cependant, la notion de paranormal telle qu’elle est entendue par tous pose un problème de fond. C’est le préfixe para, qui ne semble pas être approprié. En effet, dire que le phénomène se trouve « à côté de » est une vision de localité arbitraire et réductrice. Le concept est posé dans le cadre d’une sémantique rationnelle, en référence à un monde usuel – rationnel.

La chose est pensée de telle sorte qu’il n’y ait seulement que deux mondes côte à côte. Le second étant localisé à côté du premier, celui de tous les jours, le quotidien de chacun.

Cette vision des choses est arbitrairement posée par un mode de pensée se considérant comme la référence.

En réalité, personne ne sait où se trouvent les phénomènes paranormaux. Sont-ils vraiment à côté de notre monde ? Sont-ils à l’intérieur même de notre monde, imbriqués dans celui-ci et indissociables ? Sont-ils des ailleurs qui émergent par moments dans notre monde ? Sont-ils des fabrications psychiques humaines ? Sont-ils encore autre chose dont l’humain est incapable de penser ou d’imaginer ?

À ce jour, personne n’a la réponse. Tous les discours ne sont bien souvent que de simples conjectures, parfois, au mieux, des hypothèses, avec des preuves plus ou moins probantes, loin de toute théorie robustes validées.

Quoi qu’il en soit l’emploi du mot paranormal apparaît comme impropre. En revanche, l’utilisation de la locution « Phénomènes particuliers » semble plus appropriée, car elle ne situe (ne localise) pas l’emplacement des phénomènes particuliers dans le temps et l’espace (le lieu).

À partir de ce constat, il est évident qu’il reste à faire un important travail, même si déjà de nombreux chercheurs, dans différents domaines, ont engagé des travaux sur le sujet.

 

 Pour citer cet article : Olifirenko Bernard, “Paranormal, est-ce le bon mot ?”, site internet https://argemaformation.com/paranormal-est-ce-le-bon-mot/, le 10 février 2026

 

Argema Formation – École Nationale de Géobiologie Appliquée.
Pour joindre l’auteur : argema.toulouse@wanadoo.fr
Tél. : 06.88.43.46.36.
Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue, Saint-Ferréol, le 10 février 2026.  

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